Le prix de la littérature arabe décerné à l'écrivain tunisien Yamen Manaï pour son roman "Bel abîme"

Le prix de littérature de l'Institut du monde arabe a été remis mercredi au Tunisien Yamen Manaï pour son roman "Bel abîme" sur un adolescent de la région de Tunis en pleine révolte. Il avait déjà reçu le prix Orange du livre en Afrique en juin dernier.   

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France Télévisions Rédaction Culture
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L'écrivain tunisien Yamen Manaï. (JOEL SAGET / AFP)

Le Tunisien Yamen Manaï a remporté mercredi le prix de littérature arabe, pour un roman sur la violence dans les milieux les plus défavorisés de son pays, "Bel abîme". Le prix, doté de 10 000 euros grâce à la Fondation Jean-Luc Lagardère, a été créé en 2013 par l'Institut du monde arabe (IMA) aujourd'hui présidé par Jack Lang.

Yamen Manaï, 42 ans, ingénieur de formation, vit en France depuis ses 18 ans. Son roman est publié par un éditeur de Tunis, Elyzad. Cette fiction raconte l'histoire d'un garçon de 15 ans incarcéré pour avoir tué son père.

"Simple et puissant"

Le jury a salué dans un communiqué "un bref roman passionnant écrit dans un style simple et puissant à la fois, qui dénonce, à travers le parcours d'un adolescent révolté, les injustices d'une société cruelle dans la Tunisie des banlieues populaires".

Yamen Manaï avait déjà été récompensé en juin avec le prix Orange du livre en Afrique.

Une mention spéciale du prix de la littérature arabe a été décernée au Soudanais Hammour Ziada pour Les Noyées du Nil. Publié chez Actes Sud, ce roman évoque un village des bords du fleuve secoué en 1969 par la découverte d'un cadavre d'adolescente.

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