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Londres. Une toile de l'artiste Rothko vandalisée à la Tate Modern

Un visiteur a apposé une signature à l'encre noire dans le coin droit d'un tableau de l'artiste.  

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France Télévisions
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Trois tableaux de la série "Seagram", de l'artiste américain Mark Rothko, exposés à la Tate Modern de Londres. (ANDREW WINNING / REUTERS)

BUZZ – Vandalisme ou geste artistique ? Un visiteur de la Tate Modern, l'un des plus importants musées de Londres, a ajouté de la peinture noire à un tableau de l'artiste américain Mark Rothko, dimanche 7 octobre. La toile appartient à la série Seagram, qui représente des rectangles de couleur réalisés pour un gratte-ciel new-yorkais. Le geste du visiteur, relaté dans un communiqué par le musée, a provoqué la perplexité des observateurs et déclenché une enquête de la police.

"Ce type s'est avancé tranquillement (…) et il a fait une marque, raconte Tim Wright, témoin de l'incident, sur Twitter. Il était resté assis pendant un moment, puis il s'est juste lancé, et il s'est vite esquivé. Surréaliste."

Selon le Guardian (article en anglais), l'homme a en fait inscrit à l'encre noire la signature suivante : "Vladimir Umanets, une pièce potentielle du jaunisme", du nom de son mouvement artistique.

Un geste pour l'art ? 

Dans la soirée, l'homme identifié comme étant Vladimir Umanets, interrogé par téléphone par le Guardian, a reconnu être responsable de l'incident. Il a justifié son geste en se comparant aux artistes contemporains Damien Hirst ou Marcel Duchamp, qui "signait des choses qui n'étaient pas de lui".

"Je pense que si quelqu'un restaure la toile [de Rothko] et enlève ma signature, sa valeur va diminuer, mais dans quelques années, elle augmentera à cause de ce que j'ai fait", a assuré l'homme. "Je n'ai pas détruit la peinture. Je n'ai rien volé", a-t-il ajouté, précisant admirer Rothko et se préparer paisiblement à une arrestation.

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