Vidéo Cette psychologue prend en charge des auteurs de violences conjugales

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Linda Tromeleue est psychologue à Cergy, dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation du Val d’Oise. Elle suit des personnes condamnées pour violences conjugales. Son objectif: prévenir les actes violents et protéger les victimes.
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Linda Tromeleue est psychologue à Cergy, dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation du Val d’Oise. Elle suit des personnes condamnées pour violences conjugales. Son objectif: prévenir les actes violents et protéger les victimes. 

Pour Linda Tromeleue, le constat est certain: “Identifier une cause extérieure pour expliquer le recours à la violence, c'est vraiment systématique (...) Ils ne reconnaissent jamais le fait que ça vient de leur intériorité”. Elle est psychologue auprès des hommes auteurs de violences conjugales. Ce dispositif a été mis en place dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation du Val d’Oise, à Cergy. Le documentaire ‘Combattre leur violence’, diffusé ce mercredi 16 novembre sur France 2 à 22h45, montre en immersion les spécificités de ce programme.

“L'objectif, c'est la reconnaissance des faits qui ont été commis”

Pour la psychologue, pourquoi est-il important de prendre en charge les auteurs de violences conjugales? “Parce que ce sont eux qui commettent les actes de violence”, répond Linda Tromeleue. “Parce qu'un certain nombre de femmes ne peuvent pas se séparer de ces sujets-là, donc un certain nombre sont encore en couple. Nous devons absolument faire l'hypothèse que si la violence a déjà existé, elle peut réexister, parce que la violence, c'est souvent quelque chose de continu. Et puis, j'insiste vraiment sur le caractère transgressif, d'infraction: c'est celui qui commet qui est chargé de remédier au problème. D'où la nécessité de les prendre en charge.

L'objectif, c'est toujours la voie de la reconnaissance des faits qui ont été commis, la voie de la responsabilisation, donc la prévention de la récidive. Ça doit s’associer à d'autres types de prises en charge. Parce que la fin de ce dispositif-là ne signifie pas la fin de leur problématique. Pour certains, c'est une amorce, c’est-à-dire que c'est une amorce de prise de conscience, de mouvement pour continuer le travail qui a été engagé. Ça ne doit pas nous illusionner, c'est-à-dire que nous devons absolument soutenir ces mouvements-là et, là, l'administration pénitentiaire a sa part à jouer, les psychologues ont leur part à jouer aussi”, ajoute-elle.

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