Guerre en Ukraine : le témoignage poignant de Glib, 13 ans, symbole de l'enfance déchirée par la guerre

Publié Mis à jour
Guerre en Ukraine : derrière l’image d’un enfant de Kherson
FRANCE 2
Article rédigé par
S. Perez, C. Cormery, B. Bervas, S. Padalka, A. Makrushyn - France 2
France Télévisions

À Kherson, la plupart des habitants vivent déjà dans des conditions extrêmement difficiles, comme cet enfant de la guerre au visage grave, photographié au lendemain de la libération de la ville. Les reporters de France Télévisions l’ont retrouvé, ils nous emmènent derrière l’image. 

Neuf mois d’occupation russe, dans le regard sombre d’un enfant de Kherson. Tout autour de lui, la foule se presse pour célébrer le départ des troupes de Vladimir Poutine, mais lui ne sourit pas. Derrière l’image, l’histoire de ce garçon au visage grave, devenu le symbole de l’enfance déchirée par la guerre. Il s’appelle Glib, il a 13 ans, nous l’avons retrouvé sur la place centrale de Kherson. C’est là que la photo a été prise le 12 novembre, au lendemain de la libération de la ville. Ce jour de fête, sa mère l’a enfin laissé sortir de chez lui, après 9 mois la peur au ventre.

Son avenir reste pour l’instant teinté de noir

“Il y avait du monde partout, on cherchait du réseau pour dire à nos familles qu’on était vivants, et que tout allait bien. C’était beau. Moi, j’avais mon drapeau et je le faisais signer à tous les soldats”, raconte le garçon. La photo a fait le tour de la ville et du monde. Mais Glib ne s’y reconnaît pas vraiment. “J’ai l’air méchant et sale sur cette photo, je ne l’aime pas trop. Je ne veux pas qu'on s'en serve pour dire que je soutiens la Russie contre l’Ukraine”, dit-il. Depuis toujours, Glib est fasciné par l’armée ukrainienne. Il porte le brassard jaune des soldats. Aujourd’hui, l’enfant a retrouvé le sourire. Mais les détonations au-dessus de Kherson rappellent que la guerre est loin d’être terminée. Il ne va toujours pas à l’école, et son avenir reste pour l’instant teinté de noir.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.