Guerre en Ukraine : un nouveau-né tué dans une frappe sur une maternité, Volodymyr Zelensky accuse Moscou de répandre la "terreur"

"Un bâtiment de deux étages abritant une maternité a été détruit par une attaque de missiles", a déclaré le service d'Etat pour les situations d'urgence, mercredi matin.

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Un immeuble endommagé de la ville de Zaporijjia (Ukraine), le 3 novembre 2022. Photo d'illustration. (METIN AKTAS / ANADOLU AGENCY / AFP)

Au moins trois civils, dont un nouveau-né, ont été tués mercredi 23 novembre après de nouvelles frappes russes en Ukraine. "L'ennemi a une fois de plus décidé d'essayer d'accomplir par la terreur et le meurtre ce qu'il n'a pas pu accomplir en neuf mois" de son invasion de l'Ukraine, a déclaré Volodymyr Zelensky sur Telegram, en promettant que la Russie "sera tenue responsable pour tout le mal qu'elle a infligé à notre pays".

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Peu avant, les services d'urgence ukrainiens avaient annoncé la mort d'un nouveau-né tué par une frappe russe sur une maternité dans la région de Zaporijjia dans le sud de l'Ukraine.

"Un bébé né en 2022 est mort"

"Dans la nuit du 23 novembre, dans la ville de Vilniansk dans la région de Zaporijjia, un bâtiment de deux étages abritant une maternité a été détruit par une attaque de missiles", a déclaré sur Telegram le service d'Etat pour les situations d'urgence. Cette frappe a touché la section maternité de l'hôpital local, où se trouvaient une femme, son bébé et un médecin.

A la suite de cette attaque, "un bébé né en 2022 est mort", a précisé le service pour les situations d'urgence, soulignant que sa mère et le médecin ont pu être sauvés des décombres. La femme a été blessée, a précisé sur Telegram le président Zelensky. "L'Etat terroriste continue de faire la guerre aux civils", a-t-il fustigé.

La petite ville de Vilniansk se trouve à 45 km de la ligne de front dans le nord de la région de Zaporijjia, dont la majeure partie au sud est occupée par les troupes russes alors que Moscou a annoncé l'annexion de ce territoire fin septembre. Le 17 novembre, une frappe russe y a déjà détruit un immeuble tuant dix personnes, dont trois enfants.

Deux morts dans la région de Kharkiv

Dans la région de Kharkiv, au nord-est du pays, un autre bombardement russe mercredi matin a tué deux personnes, une femme de 55 ans et un homme de 68 ans, a expliqué le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, sur Telegram. Une personne a été hospitalisée, une autre a reçu des premiers soins sur place, a précisé le gouverneur, selon lequel le bombardement a touché un immeuble résidentiel et un hôpital.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé lundi avoir enregistré plus de 700 attaques contre des établissements de santé ukrainiens depuis le début de l'invasion russe en février, ce qui constitue selon elle "une violation manifeste" du droit international humanitaire. "Des centaines d'hôpitaux et d'établissements de santé ne sont plus pleinement opérationnels", a déclaré aux journalistes Hans Kluge, le directeur régional de l'OMS pour l'Europe, lors d'une conférence de presse à Kiev.

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