Propositions de loi LFI : Aymeric Caron se dit "contraint" de retirer sa proposition de loi sur l'abolition de la corrida

Ce texte faisait partie de la "niche parlementaire" de La France insoumise, qui a pu fixer l'ordre du jour au Palais-Bourbon, jeudi.

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Le texte, clivant, ne sera pas débattu. Le député La France insoumise Aymeric Caron, qui a dénoncé "l'obstruction" de ses opposants, a retiré jeudi 24 novembre sa proposition de loi sur l'abolition de la corrida. Le député LFI, dont le groupe dispose d'une "niche parlementaire" pour fixer l'ordre du jour à l'Assemblée nationale jusqu'à minuit, ne souhaitait pas voir ce texte phagocyter le reste des propositions de loi déposées pour la fin de la journée. Ce direct est terminé.

 L'inscription du droit à l'IVG voté par les députés. Avant les discussions sur la corrida, les députés ont adopté en première lecture l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution. Si le Sénat suit le vote de l'Assemblée nationale, l'article 66 de la Constitution comportera désormais la phrase suivante : "La loi garantit l'effectivité et l'égal accès au droit à l'interruption volontaire de grossesse."

Pour Mathilde Panot, "notre pays parle au monde". "Aujourd'hui, notre pays parle au monde. (...) Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement", a déclaré la présidente du groupe LFI. Mathilde Panot demande par ailleurs au gouvernement "un projet de loi constitutionnel pour aller plus loin sur le sujet".

 D'autres propositions examinées. La proposition d'abolition de la corrida retirée, d'autres textes vont pouvoir être étudiés : la réintégration des soignants non vaccinés ou encore la création d'une "allocation d'autonomie" pour les jeunes en formation.

Deux textes non présentés. Confrontés à des amendements par centaines de leurs adversaires politiques, les députés LFI ont renoncé à deux autres textes, l'un demandant une commission d'enquête sur les "Uber Files" et l'autre une hausse du Smic à 1 600 euros net, mesure pourtant emblématique de leur programme lors des dernières élections.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #POLITIQUE

00h01 : Ce direct est terminé. Voici le point sur l'actualité :

• Le Parquet national financier a ouvert deux informations judiciaires qui visent les campagnes présidentielles d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022. L'Elysée a réagi en début de soirée, estimant qu'il appartenait à la justice d'enquêter "en toute indépendance".

• Elon Musk annonce le rétablissement des comptes suspendus sur Twitter, "à condition qu'ils n'aient pas enfreint la loi ou envoyé des spams de façon scandaleuse".

• Les députés ont voté en première lecture l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution. Le texte va désormais être débattu au Sénat, dont l'aval est indispensable pour une réforme constitutionnelle. En revanche, ni l'abolition de la Corrida, ni la réintégration des soignants non-vaccinés n'ont été votées.

• Le Brésil s'est imposé contre la Serbie (2-0), grâce à un doublé de Richarlison. Mais Neymar est sorti sur blessure, victime d'une entorse.

00h00 : Les députés de La France insoumise échouent à faire adopter la réintégration des soignants non-vaccinés.

23h57 : Alors que la journée de niche parlementaire LFI va s'achever dans une dizaine de minutes, @MathildePanot (LFI) affirme que le gouvernement vient de "franchir une ligne rouge" en faisant de "l'obstruction". #DirectAN #Covid https://t.co/ux0uOF4TQI

23h57 : A l'Assemblée nationale, la cheffe de file des députés LFI dénonce l'obstruction du gouvernement alors que la niche parlementaire s'achève, sans adoption du texte sur la réintégration des soignants non-vaccinés.

23h27 : "En 12 ans de Parlement", Olivier Véran dit "s'étonner du niveau de tension, qu'il n'a jamais vu". #DirectAN

23h27 : "Pourquoi le Covid et pas les autres ?", poursuit Olivier Véran à propos des autres vaccins obligatoires pour les soignants.

23h27 : "Vous avez le droit de changer votre avis mais la situation sanitaire n'a pas changé, nous sommes dans une phase épidémique, nous sommes dans une phase où des malades du Covid meurent tous les jours", développe l'ancien ministre de la Santé. #DirectAN

23h26 : "L'idée de la réintégration des soignants mérite un débat", concède Olivier Véran qui veut rappeler plusieurs points sur le sujet. Il nomme les députés qui ont voté pour l'obligation vaccinale des soignants.

23h26 : Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, prend la parole à l'Assemblée nationale contre la réintégration des soignants non-vaccinés. Cette proposition de loi de la France insoumise ne sera probablement pas votée ce soir, faute de temps.

23h01 : "Tu vas la fermer", lance @olivier_serva dans l'hémicycle alors qu'il dénonçait "quelques réglementations obstructives" de la part de la majorité, provoquant une nouvelle suspension de séance. #DirectAN #Covid https://t.co/DPgPR55j5O

23h01 : Voici l'invective qui a provoqué l'interruption de la séance.

22h58 : "Il se fait tard et les esprit s'échauffent, je ne veux plus entendre ce que j'ai entendu", dit @NaimaMoutchou à la reprise.

22h53 : Olivier Serva vient de dire "Tu vas la fermer !" à je ne sais quel député, la présidente de séance @NaimaMoutchou est outrée et dénonce "une invective", la séance est de nouveau suspendue.

22h52 : Olivier Véran a été rappelé en urgence à l'AN. "C'est le seul qui peut expliquer vraiment ce que va dire [réintégrer les soignants non vaccinés] et qui peut tenir la barre", m'explique une source de la majo. En clair, François Braun "ne peut pas tenir le banc comme Véran". https://t.co/88SzRmQ5wW

22h54 : La tension est à son comble à l'Assemblée nationale. Le ministre Olivier Véran a été appelé en renfort et la séance vient d'être suspendue après une "invective" lancée par un député, rapporte notre journaliste Margaux Duguet.

22h09 : 🔴Si vous vous demandiez ce qu'était l'obstruction : voici quelques un des amendements que posent les macronistes à 21h pour éviter d'avoir à voter sur la réintégration du personnel soignant. #DirectAN #LoisFi2022 https://t.co/Rk12vtCrJF







22h09 : Une députée LFI poste quelques exemples de ces sous-amendements déposés pour gagner du temps. Ils portent sur de simples changements de mots.

22h07 : Il faut encore tenir deux heures pour la majo, puisqu'à minuit, la niche LFI s'arrête. "Ils veulent nous faire voter un truc irresponsable", glisse une cadre de la majo. #DirectAN

22h06 : C'est tendu à l'#Assembleenationale où les suspensions de séance s'enchaînent sur la PPL LFI de réintégration des soignants non vaccinés. Les députés de la majo ont déposé un grand nombre de sous-amendements pour ne pas aller au vote. #DirectAN

22h06 : Les débats sont d'ailleurs toujours en cours sur la proposition du groupe LFI de réintégrer les soignants non-vaccinés. Notre journaliste Margaux Duguet est sur place.

22h05 : Bonsoir @mobylette. Il s'agit d'une niche parlementaire, un dispositif qui permet une fois par mois à un groupe d'opposition de fixer l'ordre du jour. Ce mois-ci, c'est le groupe La France Insoumise qui exerce ce droit, pour 24 heures.

22h05 : Bonsoir, pourriez-vous expliquer, s'il vous plaît, ce qu'est la niche LFI qui prend fin à minuit ? Merci

20h28 : Il est 20 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

• Le Parquet national financier a ouvert deux informations judiciaires qui visent les campagnes présidentielles d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022. L'Elysée a réagi en début de soirée, estimant qu'il appartenait à la justice d'enquêter "en toute indépendance".

• Les députés ont voté en première lecture l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution. Le texte va désormais être débattu au Sénat, dont l'aval est indispensable pour une réforme constitutionnelle.

• Finalement, le député LFI Aymeric Caron retire sa proposition de loi sur l'abolition de la corrida. "Je dois bien me rendre à l'évidence, nous ne pourrons pas abolir la corrida aujourd'hui", a-t-il déclaré.

• Le gynécologue Emile Daraï a été mis en examen pour violences volontaires par personne chargée d'une mission de service public. Au total, 32 femmes ont porté plainte et l'accusent de violences lors d'examens médicaux.

20h26 : "Aujourd’hui, c’est une victoire pour le peuple taurin."

Sur franceinfo, ce partisan de la corrida se félicite de l'abandon de la proposition de loi d'Aymeric Caron visant à l'interdire.

20h06 : Bonsoir @Taurine. Le député LFI a décidé de retirer son texte à cause de la centaine d'amendements déposés par ses opposants. Avec cette "obstruction", il est "impossible" d'atteindre "un vote final dans les délais impartis, c'est-à-dire minuit", a expliqué Aymeric Caron.

18h45 : Je réitère mon message . Pourquoi la proposition de loi a-t-elle été retirée par Aymeric Caron? Au profit de quelle autre loi ? Je ne comprends pas .Merci pour votre explication.

19h59 : Il est 18 heures passées de quelques minutes, c'est l'heure de notre point sur l'actualité :

• Le Parquet national financier a ouvert deux informations judiciaires qui visent les campagnes présidentielles d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022.

• Les députés ont voté en première lecture l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution. Le texte va désormais être débattu au Sénat, dont l'aval est indispensable pour une réforme constitutionnelle.

• Finalement, le député LFI Aymeric Caron retire sa proposition de loi sur l'abolition de la corrida. "Je dois bien me rendre à l'évidence, nous ne pourrons pas abolir la corrida aujourd'hui", a-t-il déclaré.

• Le gynécologue Emile Daraï a été mis en examen pour violences volontaires par personne chargée d'une mission de service public. En tout, 32 femmes ont porté plainte et l'accusent de violences lors d'examens médicaux.

• Pour son entrée dans la compétition, le Portugal affronte le Ghana. Pour l'instant, aucun but n'a été marqué.

19h42 : Bonjour @Hélène. Les deux textes retirés en début de séance (sur l'augmentation du smic et sur une commission d'enquête sur les Uber Files) avaient pour but d'assurer au moins le vote de l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution. La France insoumise a considéré que d'autres propositions de loi inscrites à l'ordre du jour, dans le cadre de leur "niche parlementaire", avaient sans doute plus de chances d'aboutir, à commencer par "la proposition de loi portant réintégration du personnel des établissements de santé et de secours non vacciné grâce à un protocole sanitaire renforcé".

17h54 : Donc... Tout ça pour ça... On enleve 2 textes prévus pour pouvoir voter celui-là qui est retiré avant même le vote. Ils ont tellement de temps à perdre que ça nos députés ?

17h50 : L'Assemblée nationale est en ébullition depuis quelques minutes. La majorité, le groupe LR et le groupe RN n'apprécient pas qu'Aymeric Caron ait décidé de retirer sa proposition de loi sur la corrida avant la prise de parole des différents groupes politiques. Le député a fait l'annonce du retrait après une prise de parole d'une députée LFI.

19h39 : Bonjour @fannyroy. Les députés qui ont voté contre l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution viennent de la droite et de l'extrême droite. Dans le détail, selon l'analyse du scrutin, 23 députés RN, 7 LR et 1 Liot (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) ont voté contre le texte.

17h40 : Bonjour FI, peut on savoir de quels partis proviennent les députés qui ont voté contre l'ajout du droit à l'avortement dans la constitution ? Merci par avance.

17h39 : "Je dois bien me rendre à l'évidence, nous ne pourrons pas abolir la corrida aujourd'hui", annonce Aymeric Caron. "Ce qui se passe aujourd'hui n'est pas une fin, mais ce n'est qu'un début." Le député LFI annonce un nouveau texte transpartisan à venir. "La corrida sera bientôt abolie dans ce pays, je le promets."

19h24 : #CORRIDA "Je suis contraint de retirer ce texte", annonce le député LFI Aymeric Caron, qui dénonce "l'obstruction" des opposants à sa proposition de loi.

17h35 : "Nulle notion de subsistance ou de nécessité d'aucune sorte lors d'une corrida (...) Le taureau souffre et meurt pour notre bon plaisir, pour notre divertissement. Quelle allégorie d'une domination totale !"

La discussion générale se poursuit sur la proposition de loi d'Aymeric Caron avec une prise de parole de la part de chacun des groupes politiques.

19h37 : Pendant son intervention, Aymeric Caron a demandé aux députés ayant déposé "des amendements d'obstruction", selon lui, de les retirer. Avec plus de 800 amendements déposés, il paraît effectivement difficile pour l'Assemblée de voter cette loi avant minuit (heure qui marquera la fin de la "niche parlementaire" de LFI).

19h36 : "Dans le midi de la France, (...) il existe une très forte tradition taurine qui se manifeste par l'organisation de corridas régulières."

Le gouvernement s'oppose à la proposition de loi d'Aymeric Caron. "Au-delà de la corrida, je voudrais défendre la diversité de nos territoires (...) La corrida est une tradition ancestrale dans notre pays", lâche Dominique Faure à la tribune de l'Assemblée.

17h14 : Interdiction de la corrida : "Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est de réparer une injustice", expose @CaronAymericoff. "Malgré la volonté claire du législateur, il y a encore des endroits en France où on peut torturer et tuer un animal pour le plaisir."#DirectAN #Corrida https://t.co/X28HBYp7XW

19h36 : "Pendant les vingt minutes que dure son calvaire, le taureau subit des coups de pique dont la pointe peut s'enfoncer jusqu'à 20 centimètres dans les chairs (...) Puis vient le moment de la mise à mort."

Aymeric Caron décrit avec de nombreux détails sanglants la "suffocation" du taureau lors d'une corrida.

19h35 : "La question que j'ai l'honneur de vous soumettre interroge le plus profond de nos consciences."

Le député LFI Aymeric Caron prend la parole en tant que rapporteur de la proposition de loi visant "à abolir la corrida" et rappelle que la loi interdit déjà la pratique de la corrida, sauf exception. "Malgré la volonté claire du législateur, il y a encore des endroits en France où l'on peut torturer et tuer un animal pour le plaisir."

16h47 : L'Assemblée nationale adopte à une très large majorité l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Prochaine étape et elle s’annonce ardue : convaincre le Sénat

17h36 : Comme le souligne notre journaliste Margaux Duguet, la prochaine étape s’annonce ardue, car il va falloir convaincre le Sénat, majoritairement à droite.

17h36 : "Je veux enfin dédier cette victoire historique (...) aux femmes des Etats-Unis, aux femmes de Pologne, aux femmes de Hongrie dont le droit à l'avortement est aujourd'hui entravé. Mais aussi aux militantes qui, dans notre pays, luttent au quotidien pour le droit des femmes à disposer de leur corps."

16h40 : Mais rien n'est encore fait. Il reste encore quelques obstacles avant son adoption définitive, comme l'explique notre journaliste Margaux Duguet dans cet article.

16h38 : Dans le détail, 337 députés ont voté pour son inscription, et seulement 32 contre (sur 387 votants).

19h15 : #IVG Les députés votent en première lecture pour l'inscription du droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.

19h15 : "Ma mère a eu recours à l'avortement à un moment où c'était illégal dans notre pays."

La députée Aurore Bergé se livre à l'histoire personnelle de sa mère lors de son explication de texte. "L'opération ne s'est pas très bien passée. Elle est allée à l'hôpital (...) et elle a subi un curetage sans anesthésie. C'est cela qui se passait", raconte la cheffe des députés macronistes. "Au nom de toutes nos mères qui se sont battues, au nom de toutes nos filles qui n'auront plus à se battre (...) Je suis ici pour voter ce texte et j'espère qu'il sera voté aujourd'hui." Elle reçoit une standing ovation.

19h14 : Les parlementaires sont en train de livrer leurs explications de vote sur la proposition de loi pour un "droit fondamental à l'IVG". Ils sont nombreux à se féliciter du travail en commun effectué par la gauche et la majorité pour trouver un accord sur ce texte. "C'est un grand jour. Il faut mesurer l'importance de ce vote", a notamment souligné l'écologiste Jérémie Iordanoff.

19h02 : Bonjour @Lucius. sachez que ce choix a fait l'objet de débats au sein du groupe LFI. La proposition de loi sur la hausse du smic à 1 600 euros net faisait l’objet de plus de cent amendements et n’avait par ailleurs aucune chance d’être adoptée. Pour se donner plus de temps, il a donc été choisi de retirer ce texte dans l'espoir de faire adopter des réformes sociétales, qui ont en plus une forte visibilité médiatique, comme la constitutionnalisation de l'IVG ou l'abolition de la corrida. Le choix de La France insoumise a ensuite été raillé par la droite. "On avait l'occasion de débattre du smic, vous préférez la tauromachie", a lancé dans l'hémicycle le député LR Marc Le Fur.

14h53 : Bonjour. Qu'est-ce qui pousse les Insoumis à abandonner leur texte sur le Smic au profit de l'interdiction des corridas ? Est-ce que le niveau de salaire minimum est jugé moins important que le bien être des vaches ?