Réflexion faite : y a-t-il un droit d'être importuné ?

Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, est en plateau pour la rubrique philo de ce jeudi 11 janvier.

Voir la vidéo
avatar
France 3France Télévisions

Mis à jour le
publié le

La liste des affaires d'agression sexuelle, de harcèlement des femmes, s'est allongée au fil des semaines. Mardi, un collectif de 100 femmes dont Catherine Deneuve ont défendu dans une tribune publiée dans le Monde, la "d'importuner". Mais comment faire la différence entre la drague et l'agression ? "Cette question pose le problème de savoir si on peut désirer sans dominer. Pour les signataires de cette pétition, de cette tribune, l'idée est de dire que les hommes ont une sexualité qui est par nature offensive et sauvage, dominante, c'est-à-dire que l'homme est par nature prédateur. Et selon elles, on peut faire la différence entre la drague même un peu lourde et l'agression pure, parce qu'il y aurait une manière féminine libre inventive de savoir dire non", explique en plateau Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine.

La perte des repères

Une tribune qui va à l'encontre de l'émancipation des femmes qui existe en France depuis les années 60. "La révolution sexuelle est ambivalente. Et ça, c'est ce que montre très bien une philosophe et sociologue israélienne, qui s'appelle Eva Illouz, qui nous dit que la révolution sexuelle c'est d'abord un immense processus de dérégulation, comme en économie. Avant, la sexualité était encadrée, avait un but social, c'était le mariage. Avec la révolution sexuelle, les repères sont aujourd'hui perdus", explique le rédacteur en chef de Philosophie Magazine en plateau.

Le JT
Les autres sujets du JT
Les messages #metoo et #balancetonporc sur la main d\'une manifestante lors d\'un rassemblement contre le harcèlement et les agressions sexuels, place de la République à Paris le 29 octobre 2017.
Les messages #metoo et #balancetonporc sur la main d'une manifestante lors d'un rassemblement contre le harcèlement et les agressions sexuels, place de la République à Paris le 29 octobre 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)